Working hard; 26 Avr. 2008 - 22h43 ; « Je l'aimerai jusqu'à l'étouffer de mon amour, jusqu'à c'qu'il en soit nourri, rassasié, épuisé. Jusqu'à ce que nous ne fassions plus qu'un, jusqu'à le rendre totalement accro, jusqu'à ce qu'il pense que la mort ne soit plus que le dernier recours pour nous séparer. Je l'aimerai, je lui dirai, je lui prouverai, j'envahirai sa vie sans qu'il en soit vraiment conscient, je l'anéantirai, comme une epidémie, je me propagerai, dans son coeur et dans sa tête, je serai celle qu'il désirera et dont il sera fou amoureux, je le regarderai s'endormir heureux à mes côtés en comptant les jours qu'il nous reste, en calculant, en mesurant sa chute imminente, je serai maître et je lui ferai espérer jusqu'au dernier moment, je l'amènerai si loin, je le ferai monter si haut pour le faire tomber si bas. Ce sera ma plus belle réussite, sciemment pensé, je le tuerai, lui qui m'aimait tellement, je le réduirai à l'état de mort vivant qui pense avoir perdu sa raison de vivre, il est si stupide, je ne l'ai jamais aimé, il n'a jamais su comment réagir avec moi. Je n'ai jamais aimé les gens qui m'aimaient. Je ne les ai plus ou moins jamais compris. Il pourrait s'agir d'un trip de taré. Vouloir voir ceux qui nous aiment à terre. Je t'aime, tu m'aimes n'a jamais été une réélle bonne équation. Je n'aime pas les choses qui fonctionnent. J'aime les choses improbables. »Flingué dès la naissance ou par la vie, quelle importance, dire que tout a une fin et que nul n'échappe à une mort certaine est relativement peu pessimiste comparé à la certitude d'avoir raté sa vie et qu'il est désormais impossible de changer cet état de fait.
Peu importe ...